Category Archive: Français

Happy birthday Vélib !

Vélib, le système de location de vélos en libre service à Paris, fête
ses deux ans. En ma qualité d’usager, je dis “happy birthday Vélib
! ”

A l'occasion de la première anniversaire du Vélib, j'avais évoqué des questions relatives à la sécurité des cyclistes. Aujourd'hui, nous savons que certains accidents –hélas, les plus graves– résultent de zones aveugles de bus ou de camions, où le conducteur ne peut pas voir le cycliste, parfois inconscient du danger présenté par son invisibilité.

A l'occasion du sécond anniversaire du Vélib, les médias évoquent surtout la question de l'entretien et du vandalisme des vélos. Comme j'ai déjà pu commenter, la réponse à ces questions tourne autour de la limite ou de la frontière entre usure normale et dégradation volontaire. Pour ma part, eu égard à l'utilisation intensive du parc et des rigueurs du terrain parisien (freinages fréquents, pavés, collines), je suis enclin à rélativiser la fréquence d'actes de vandalisme.

Un article paru dans Le Figaro éclaire enfin les conditions financières du contrat conclu entre la Ville de Paris et l'exploitant JC Decaux. D'après le quotidien :

  • En cas de perte annuelle supérieure à 4 % (du parc ?), la ville est redevable envers JC Decaux d'une indemnité à hauteur de 400 € par vélo. On ignore toujours ce qu'est une "perte" : vol ? vélo irréparable ? Et on ignore aussi si l'indemnité doit être versée à partir du premier vélo, ou seulement à partir du seuil de 4 %. Toujours est-il que cette stipulation tend à inciter JC Decaux à surestimer le volume des pertes.
  • Si le parc est bien entretenu, la Ville de Paris verse à JC decaux un bonus à hauteur de 12 % des recettes. On ignore comment et par qui l'entretien est évalué, tout comme on ignore ce que représentent 12 % des recettes.

Pas de quoi être fier

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La marche des fiertés (“gay pride”) est passée à côté de mon quartier du
Marais, à Paris. Entre chars et banderoles, quelques 500 000 personnes
ont marché le long du boulevard Henri IV. C’était un beau jour d’été,
il faisait chaud, beacoup ont bu dans la rue.

Longtemps après le passage du cortège, une fois la nuit tombée, il restait une montagne de détritus le long du boulevard : cannettes, bouteilles (en plastique ou en verre, souvent brisé), cartons, gobelets, mégots, papiers.

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Je ne reproche rien aux organisateurs de la marche, ni aux marcheurs confrontés aux poubelles débordantes. Je critique surtout les services municipaux d’entretien et de nettoyage. En effet, ces services semblent avoir nettoyé la rue, mais ri

en que la rue, laissant ou poussant tout objet sur le côté. Ainsi, les véhicules ont pu rouler sur un pavé propre, tandis que le piéton devait éviter du verre brisé, des tas de cartons et des cannettes errantes.

La crise en Californie

La Californie, l’état le plus peuplé des Etats-Unis, se trouve particulièrement touchée par la crise :criseencalifornie

  • Son taux de chômage a atteint 11,0 % en avril ;
  • Son déficit budgétaire atteint $ 21,3 milliards, ce qui a contraint le gouverneur Schwarzenegger à proposer au parlement à réduire de manière drastique presque tous les services publics ;
  • Seul 79,7 % des élèves quittent l’enseignement secondaire avec un diplôme ; même si ce chiffre dépasse la moyenne nationale (médiocre, de 69,2 %), il cache d’importantes variations régionales et ethniques, et font craindre pour l’avenir des jeunes qui quittet l’école sans qualification, fâceau chômage et à un état sans ressources ;
  • En mai 2009, 1 foyer sur 144 a vu sa résidence faire l’objet d’une saisie (pour crédit non-remboursé) ; une nouvelle loi en Californie incite les banques à renégocier avec le débiteur avant de réaliser une saisie ;
  • Le prix de vente médiane d’une résidence en mai 2009 s’établit à $ 230 000, chiffre en baisse de 52 % par rapport à mai 2007 ($ 484 000).

Le chômage aux Etats-Unis et en zone euro

Eurostat vient de publier ses données sur le chômage en Europe pour le mois d'avril 2009.

Il y a quelques jours, j'écrivais que le taux de chômage était plus important en Californie qu'en France, et que le taux de chômage pour les Etats-Unis pris dans leur ensemble risquait de dépasser celui de la zone euro, prise dans son ensemble. En effet, le taux de chomage national aux Etats-Unis pour le mois de mai 2009 s'établit à 9,4 %.

Etant entendu que la définition de "chômage" ne correspond peut-être pas tout-à-fait, le taux de chômage en zone euro pour le mois d'avril 2009 s'élève à 8,9 % en moyenne. A titre de comparaison, ce même taux s'établissait à 7,3 % en avril 2007 ; 3,1 millions de travailleurs supplémentaires ont perdu leur emploi en un an. Ainsi, la zone euro remporte le triste record d'un taux de chômage élevé pour le mois d'avril.

Certains pics régionaux demeurent très inquiétants. Ainsi, le taux de chômage au mois d'avril s'établit en Espagne à 18,1 % –soit un travailleur sur cinq– et en Californie à 11,0, soit plus d'un travailleur sur dix.

Ce qui me frappe :

  • des pertes d'emplois massives des deux côtés de l'Atlantique ;
  • un taux de chômage qui atteint des proportions invraisemblables dans des zones habituées à un certain dynamisme ;
  • les pressions économiques actuelles et à venir sur les caisses d'assurance-chômage voire d'assurance maladie ;
  • les pressions politiques qui découleront certainement de cet état de fait.

Le chômage est plus important en Californie qu’en France

Un récent  article paru dans le New York Times prévoyait que le taux de chômage aux Etats-Unis risquait de dépasser celui constaté en Europe (de l'Ouest, charmant archaïsme datant de la guerre froide mais qui a toujours cours aux Etats-Unis).

Pour moi, il s'agit d'une donnée économique majeure et d'une nouvelle donne dans les comparaison EU-UE. Il existe certes des différences entre la définition même de "chômage" ou de "chômeur", et un taux de chômage élevé peut occulter une économie sur le rebond. Ainsi, une certaine harmonisation statistique est probablement prudente voire nécessaire.

Néanmoins, les chiffres bruts me font blêmir :
  • Aux Etats-Unis, le taux de chômage était de 8,5 % en mars 2009, et de 8,9 % en avril 2009.
  • Ainsi, les Etats-Unis comptent 13,7 millions de chômeurs, un chiffre en hausse de 6 millions en un an.
  • Derrière ces chiffres nationaux, il existe d'importantes différences régionales. Ainsi, le taux de chômage dans l'état de Texas s'établit, tant en mars qu'en avril 2009, à 6,7 %. Mais dans l'état de l'Illinois, le taux de chômage est passé de 9 % en mars 2009 à 9,4 % en avril 2009.
  • Un état dynamique tel la Caroline du Nord connaît un taux de chômage élevé : 10,8 %, un chiffre inchangé de février jusqu'en avril 2009.
  • Dans l'état de Californie (le plus peuplé de l'Union), le taux de chômage est passé de 11,2 % en mars 2009 à 11,0 % en avril 2009. Cet effet de plateau est largement perçu comme une nouvelle plutôt encourageante.

J'ai eu du mal à trouver des chiffres comparables pour l'Union européenne et pour le mois d'avril 2009.

  • Selon Eurostat, le taux de chômage constaté dans les seize pays composant la zone euro est passé de 8,7 % en février 2009 à 8,9 % en mars 2009.
  • Tout comme les Etats-Unis, il existe des différences régionales (c'est-à-dire, nationales) importantes aux sein de la zone euro (précisées sur ce tableau). 
  • Certains Etats membres ont connu en mars 2009 un taux de chômage relativement bas : les Pays-Bas à 2,8 % ; ou l'Autriche à 4,5 %.
  • Le taux de chômage s'est élevé en mars 2009 à 7,6 % en Allemagne, et à 8,8 % en France.
  • Certains Etats-membres ont connu en mars 2009 un taux de chômage particulièrement inquiétant : l'Irlande à 10,6 % ; et l'Espagne à 17,4 %.